J'ai assisté à une table ronde très intéressante sur le marché du véhicule d'occasion. J'ai toujours pensé que les acteurs traditionnels étaient très en retard sur le net. Pour avoir mené des missions de conseil en transition de modèles print vers le web pour des groupes de presse quotidienne, j'ai découvert ici un acteur qui a franchi le pas avec succès.
La Centrale, ce vieux Mamouth qui serait vite paru poussiéreux, semble s'être refait une image moderne en allant chercher, probablement non sans mal, une deuxième vie sur le net. Il semble loin le temps de La Centrale des Particuliers, ce vieil hebdo ou mensuel d'annonces (je ne sais plus trop) !
Et quand je vois tous les concurrents lancés à ses trousses sur le net alors que je n'en connaissais aucun dans les kiosques, je me dis que c'est probablement un réflexe de survie...
Voici un exemple, il en viendra d'autres, qui montre que cette bascule est possible. Du courage, des compétences, et un pouvoir de remise en cause phénoménal, voilà de quoi ont besoin les principaux acteurs de la presse pour réussir sur ce média. Malheureusement, ces trois éléments ne s'achètent pas facilement.
En sortant de cette table ronde je découvrais cet article en cherchant dans google quelques infos complémentaires. La Centrale lancait un nouveau site. Décidément, ils sont en route et ne semble pas décidés à s'arrêter.
Article de presse pro :
"Les pros gardent leurs véhicules en stock plus longtemps et publient plus sur La Centrale" |
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S'adaptant à la croissance de son stock d'annonces, Lacentrale.fr offre depuis une semaine un graphisme plus clair ainsi qu'un moteur de recherche optimisé. Des nouveautés que nous présente Jerome Ponsin, directeur Internet de Car&Boat media. Il revient également pour autobiz sur le ralentissement du marché VO et son impact sur l'activité du site. source Autobiz |
Hélas, la « peopolisation » de la société bat son plein :(
La presse people se porte bien !
Alors que l'ensemble de la presse affiche une diminution des ventes, la presse people, elle, s'en tire bien avec une hausse de 9.76% pour cette année 2008. Les derniers chiffres de l'OJD sont donc clairs : beaucoup de français raffolent des p'tits scoops et p'tits potins de nos célébrités. Les ventes en France de la presse people ont progressé de 8.41% au premier semestre 2008. En terme de diffusion total, Closer est le magazine le plus populaire, suivi de près par Voici et France Dimanche.
Recherchant un nouvel appartement, j'ai fait le tour des sites immobiliers. C'est un peu le tour de France, chaque internaute en phase de recherche doit passer par la plupart des sites phares de l'immobilier.
PAP : je suis très surpris de constater que leur site est le reflet du journal. Fort à parier que dans moins de 5 ans, ils seront exposés à la concurrence et auront radicalement changé ou quasi disparu. Encore un dyplodocus en voie de disparition. Ou comment protéger la poule aux oeufs d'or. Le print est là encore un frein à cette marque formidable qu'est PAP !
SeLoger : Incontestablement leader sans concession. Seloger regarde devant et ne se pose pas de question.
A vendre à louer : un intérêt ?
LogicImmo : Du web pour en faire... Mais du print dans le sang ! On retourne vite sur SeLoger.
A nouveau, et parrallèlement à la transition vers le web de la presse quotidienne et régionale, on comprend que ce métier de l'annonce immobilière n'est pas non plus épargné par la migration inéluctable du média papier vers le web.
Triste destinée des médias... l'histoire se répète...qui saura s'adapter ?
La bataille pour l'audience fait rage sur les sites d'information en ligne. Pour avoir discuté avec quelques annonceurs, ceux-ci semblent totalement perdus face à cette myriade de chiffres. Le Point, Le Figaro, 20 minutes, Le Monde... Quelques analyses de notoriété via Google trends permettent pourtant d'y voir clair : Le Monde, avec son site http://www.lemonde.fr/, est loin devant. Alors, tiré d'affaire ?
Et bien non ! Ce n'est pas si simple. Le Monde a une stratégie web ambigüe. Il attire de l'audience, semble s'ouvrir au web mais se referme tel une belle de jour. La façon dont est constitué le site, sa mise à disposition de l'information montre une protection continue du papier.
Pour 20 minutes par exemple la tâche parait plus aisée : ce titre a moins à perdre dans la partie. Et pourtant, il peine, la gratuité qui parait un atout certain - pas de business modèle de diffusion à défendre, serait-il une faiblesse ? Pourquoi consommer de l'information gratuite en ligne, puisque l'on remet au lecteur de l'info gratuite papier, qui plus est, sur son chemin pour aller travailler ?
Le leader incontesté de l'information en ligne n'est pas encore né !